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Cameroun – Prosper Nkou Mvondo: «Peu importe la faute qu’il a commise, Maurice Kamto mérite des égards»

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Cameroun – Prosper Nkou Mvondo: «Peu importe la faute qu’il a commise, Maurice Kamto mérite des égards»

ActuCameroun 4 mars 2019
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4 Mar 2019

L’homme politique dénonce ce qu’il considère comme l’embastillement de l’opposition par le pouvoir de Yaoundé.

L’affaire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a connu une évolution au cours de la semaine qui s’achève. L’interpellation dans la région du Sud-Ouest, de Me Michèle Ndoki, avocate au Barreau du Cameroun et vice-présidente de l’organisation des femmes du MRC, actuellement détenue dans les locaux du Groupement Spécial d’Opérations (GRO) à Yaoundé. Le sujet était donc au cœur de la quasi-totalité des émissions de débats sur les chaînes de télévision ce dimanche 3 mars 2019.

Invité à s’exprimer sur la question sur le plateau de Club d’Elites, sur Vision 4, le Pr Prosper Nkou Mvondo a dénoncé le traitement infligé au leader du MRC. «Je suis gêné qu’un monsieur comme Maurice Kamto soit humilié de la sorte. Il porte 14% des aspirations des Camerounais. Peu importe la faute qu’il a commise, M. Maurice Kamto mérite des égards… nous sommes dans un contexte politique hautement marqué. En droit, il y a ce qu’on appelle l’opportunité de poursuites. Ce n’est pas toutes les infractions qu’on poursuit. Etait-il vraiment opportun de poursuivre le Pr Maurice Kamto au lendemain d’une élection présidentielle ?», s’est interrogé le président du parti UNIVERS.

«Je continue à exprimer la honte que j’ai pour mon pays, le Cameroun. Heureusement que nous nous battons pour que demain, les choses changent; pour que demain, quelqu’un qui pense comme moi arrive au pouvoir et libère l’opposition pour qu’elle s’exprime; comment on gouverne sans appliquer les lois et les règlements de façon discriminatoire», a ajouté l’enseignant de droit à l’Université de Ngaoundéré dans la région de l’Adamaoua.

Une position que ne partage pas le politologue Mathias Éric Owona Nguini. En réaction aux déclarations de Prosper Nkou Mvondo, l’universitaire a formulé cette interrogation: «est-ce que le premier, le deuxième ou le dernier d’une élection présidentielle aurait, par cela même, un statut d’immunité ?». Une question à laquelle le chercheur à la Fondation Paul Ango Ela a répondu par un «Non ! Ce n’est pas parce qu’on est candidat à une élection présidentielle qu’on dispose d’une immunité qui nous préserve d’être éventuellement poursuivi par le justice si celle-ci estime qu’on a pu commettre telle ou telle infraction. Si le MRC avait organisé ses marches pour protester contre les violations sur l’exercice de la liberté de réunions, le cas aurait pu être plaidable. Mais le motif de hold-up électoral, montre très clairement qu’il s’agit d’une dynamique insurrectionnelle», a argumenté Owona Nguini.

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